« En dehors du STK, point de salut »

En dehors du STK, point de salut !

light-bulbs-1125016_1920OK, j’exagère, personne ne le pense jamais de façon si directe. (En tout cas, j’espère 😅). On se dit juste parfois que si une personne quitte «notre groupe», c’est qu’il a peut-être mal tourné. Cet article fait suite à la question : peut-on être pas chrétien et STK ? Je partage maintenant ma réflexion sur le fait d’être chrétien et ne pas être STK. Encore une fois, cela semble une évidence qu’on puisse bien sûr être chrétien sans appartenir aux STK. Mais, j’aimerais aborder ici la tendance que nous avons à juger si les autres sont dans le Seigneur (ou pas). J’aimerais parler aussi de la dimension communautaire de notre foi. Je crois que c’est un terrain un peu glissant parce qu’au delà d’appartenir au STK ou pas, c’est un sujet bien plus vaste qui est de savoir s’il est possible ou non de vivre sa foi chrétienne en dehors d’une «dénomination officielle». Réfléchir aux raisons qui poussent certains chrétiens à «quitter une église», et après. Je n’écris pas pour polémiquer. Je demande simplement à Dieu sagesse et discernement pour chacun d’entre nous. Qu’Il me corrige si je suis dans l’erreur.

S’impliquer dans un groupe

Il y a une raison pour laquelle nos aînés insistent tellement à ce que nous fassions partie d’un sampana dans l’église. Un chrétien a certes une relation personnelle avec Jésus, et rien ne devrait la remplacer mais Dieu a également prévu un «contexte» d’édification : l’Église. La manière la plus répandue, il me semble, de cette réalité sur terre est l’église locale. Dans notre cas, la paroisse FPMA à laquelle on appartient. Seulement, le culte est ainsi fait que, si tu viens en tant que «simple membre», tu peux facilement t’asseoir, chanter 2 ou 3 cantiques, écouter la prédication du pasteur, puis repartir en te disant, c’est bon, je suis allé à l’église, j’ai vécu l’aspect «communautaire» de ma foi. On reproche généralement à un tel membre de ne pas «s’impliquer» dans la vie d’Église. Et, je crois qu’on est d’accord pour dire que s’asseoir à côté de quelqu’un sans lui avoir dit autre chose que bonjour/bonne semaine (et « que la paix soit avec toi » quand c’est jour de cène …), ce n’est pas vraiment vivre l’Église. La manière la plus simple de permettre aux membres s’«impliquer» est donc de faire partie d’un «sous-groupe» de l’église locale. Dans notre cas, généralement, les sampanas. Je crois que c’est la principale raison pour laquelle on insiste tant à ce que les membres fassent partie d’un sampana.

Partir : bonne ou mauvaise idée ?

smilies-1607164_1920Alors, peut-on vivre pleinement sa vie de jeune chrétien sans appartenir au STK ? Faisons un petit retour en arrière. Je parlais précédemment du fait que Dieu n’avait pas prévu qu’on vive notre foi dans notre coin. Je parlais de l’Église. L’Église, le corps de Christ, l’ensemble des pierres vivantes animées par l’Esprit de Dieu. Je pense qu’il est indispensable de fréquenter régulièrement d’autres chrétiens, mais je ne crois pas que cela signifie de rester nécessairement attaché à tel ou tel groupe. Attention, je ne veux pas dire qu’il faille quitter votre groupe sous prétexte que les activités ne vous conviennent pas. Ou que les dirigeants sont «mauvais» (selon vous) et que vous refusez de vous y soumettre. Ou bien que la louange n’est pas assez dynamique … La Bible nous apprend à considérer le plan de Dieu, l’intérêt de l’autre avant le sien, la soumission les uns aux autres. Si vous quittez le groupe, il faut clairement considérer quel plan Dieu a prévu pour vous (et les autres !). Ce n’est pas à cause d’un coup de gueule organisationnel. Ça, c’est juste charnel.

Comment expliquer les départs de «nos communautés» ?

suitcase-1412996_1920Certains n’ont peut-être pas trouvé ce qu’ils cherchaient : une étape où on «stagne» et où on attend de l’Église la réponse à (tous) nos problèmes, un «cahier des charges» non respecté (insatisfaction quant aux activités proposées par l’Église …), des gens qui ne nous aiment pas, … D’autres ont peut-être essayé de s’investir sans pour autant trouver «leur place» : aucune ouverture à la discussion, manque de moyens, … Et puis, certains ont peut-être eu soif de plus d’effet « waouh », des choses surnaturelles qu’on ne trouve pas chez nous (je ne dis pas que Dieu ne manifeste pas de façon surnaturelle), … Les raisons, on peut en trouver autant que de personnes. Je me souviens de cette personne qui m’a dit qu’elle arrêtait le STK parce qu’elle n’était pas édifiée. Je suis encore d’avis qu’on n’est pas une société de services à la carte et que chacun peut (doit ?) apporter sa pierre à l’édifice. (En réalité, chacun EST une pierre de l’édifice, mais ça, ça mériterait un article complet …). Mais je me dis que cette personne n’était peut-être pas dans une phase de sa vie où elle était appelée à partager quelque chose. À ce moment là, elle avait besoin de «manger» spirituellement. Et nous, on n’avait pas ce qu’il lui fallait. (Mais faut-il nécessairement avoir réponse à tout ? Ca aussi, c’est une question …).

Quitter l’église … ou quitter l’Eglise ?

crowd-2045498_1920Beaucoup peuvent être choqués de voir des gens «quitter leur assemblée». Beaucoup viendront même à coup de bâtons bibliques (en particulier Hébreux 10:25 hors contexte) pour justifier que «c’est mal». Pourtant, quitter une dénomination ne veut pas dire quitter l’Église. Et même si, malheureusement, certains quittent Jésus en même temps que leur communauté locale, ce n’est pas le cas pour tout le monde. On les reconnaît généralement ceux qui quittent leur communauté pour de mauvaises raisons : ils ont plein de venin mortel dans leur langue et ne perdent aucune occasion de critiquer leur ancienne assemblée. Mais d’autres partent, après de longues tergiversations, on peut peut-être même dire le coeur brisé de ne pas avoir pu «déplacer une montagne», car dans cette assemblée, il y a des gens qu’ils aiment et que Dieu aime. Souvent, ils ne souhaitent pas vraiment couper contact, car malgré tout, ils ont aussi connu des frères et soeurs là bas. Mais malheureusement, on les prend parfois pour des rebelles à l’autorité (les rétrogrades…), des personnes qui incitent aux divisions, qui se perdent de doctrines en doctrines. Alors qu’ils ne font que suivre Jésus. Et Jésus seul. En dehors de Jésus, point de salut.

Oui, je crois qu’on peut être chrétien, sans appartenir au STK (évidemment), mais qu’il reste indispensable de vivre sa foi avec d’autres frères et soeurs en Christ. Et je crois que l’Église, c’est bien plus qu’un groupe qui se réunit régulièrement entre 4 murs, je crois que Dieu n’a pas fini de nous étonner sur les moyens de réunir 2 ou 3 personnes au nom de Jésus. Et nous, qui réfléchissons à ces années STK, nous sommes aussi au moins 2 (moi qui écris et toi qui lis) assemblés au nom Jésus, nous sommes aussi l’Église, non ?

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